top of page

Quand l'Apocalypse sonnera la fin…

  • Photo du rédacteur: Lola Denisan
    Lola Denisan
  • 20 avr. 2025
  • 13 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 avr. 2025

Ce 10 avril 2025 à l'Arena de Genève, Damien Saez a achevé sa tournée Apocalypse.

Cet Apocalypse Tour, c'était 21 dates sur un peu plus d'un mois, des zéniths et des Arénas bien peuplés, pour jouer un album que le public découvrait au fur et à mesure...et le tout sans aucune promo.

Pourtant toutes ces salles étaient bien remplies et le Summum de Grenoble affichait même complet le 9 avril.


Pour comprendre la folie de tout cela, il est important de reprendre depuis le début.

Bon déjà, Damien Saez, c'est qui ?

Damien Saez, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est ce poète à la fois écorché et révolté qui a été révélé en 1999 avec son titre phare Jeune et Con. Depuis 25 ans, il n'a cessé de composer et d'écrire, que ce soit son humanisme, sa rage de liberté, sa mélancolie ou sa colère...tout cela avec une discographie de 13 albums et plus de 250 chansons sorties.


Et maintenant, Apocalypse, c'est quoi ?

Apocalypse, c'est le nom du dernier projet de Damien Saez, présenté d'une manière assez...atypique ! En juillet 2023, il avait partagé, sur son site Culture Contre Culture le lien vers un projet en Pay Per Listen; le principe était d'investir 100 euros dans le financement de l'enregistrement de l'album Apocalypse et pouvoir profiter d'une séance d'écoute en avant première. Un concept inédit qui avait laissé quelques uns de ses fans dubitatifs...mais, le 1er mars dernier, il a finalement tenu sa promesse et a sorti son projet Apocalypse lors d'une séance d'écoute en direct avec ceux qui l'ont suivi dans ce projet, offrant par la même occasion deux places de concert à chaque participant au financement de l'album.


Apocalypse c'est donc un album en 5 actes, regroupant 28 titres...et un beau paquet d'émotions, d'espoir, de rébellion, de sensibilité et d'amour. Une revisite de l'Apocalypse, qui puise dans l'humain ce qu'il y a de plus beau, sans pour autant se faire d'illusion. Du grand Damien Saez, très réaliste, humaniste malgré tout, mais désabusé par cette humanité qui se perd…

Apocalypse, c'est l'évasion de La Route, c'est la poésie d'un Jessie, c'est la douleur de Lindsay, un titre dans lequel il rend hommage à cette "gamine qu'on n'a pas protégée", victime de harcèlement scolaire, c'est la beauté enragée de Fleur Iranienne, ce poème d'une profondeur rare qui mêle amour et oppression, c'est le poing levé du Requin, cette chanson qui scande bien haut "Antifasciste", c'est aussi de l'amour, de la mélancolie, de Venise à Aimer c'est se battre pour perdre en passant par Ma Meuf à moi...et c'est le questionnement poignant de la vie, de la mort dans S.O.S., une chanson qui prend aux tripes.

Bref, Apocalypse c'est un voyage poétique qui pousse à la remise en question, à la réflexion, et qui invite à savourer la beauté.


Dans cet album, il y a aussi une forte présence d'une certaine Ana Moreau, qui apporte sa douceur dans des textes puissants...parce qu'enfin, qui a dit que l'Apocalypse devait être de sang et de noirceur ?


Si Apocalypse a été diffusé en avant-première ce 1er mars, la tournée éponyme de Damien Saez a débuté le 5 mars à Amiens...sans que l'album ne soit officiellement disponible sur les plateformes ! Eh oui, parce qu'Apocalypse n'est disponible en streaming que depuis le 28 mars...laissant ainsi une grande place à la découverte des nouveaux titres dans ses premiers concerts.


À propos des concerts, il est peut-être temps d'entrer dans ce que fût l'Apocalypse Tour. Comme évoqué plus haut, cette tournée a débuté le 5 mars à Amiens, avec une setlist bien particulière qui divisait le concert en 2 parties.

La première partie, comme l'avait annoncé Damien Saez sur son Instagram (parce que oui, Damien Saez a un compte Instagram !), est calme, posée, c'est le moment de découvrir les nouveaux textes, les nouvelles mélodies d'Apocalypse, de laisser le poète nous inviter dans son antre et nous emporter avec son piano. En effet, assis sur son canapé, un rideau blanc le séparant de ses musiciens dont l'on devine seulement les ombres, il n'y a que lui, sa poésie et son public pendant 1h30. Puis le drap s'effondre et celui qui se qualifie de "chanteur démodé" se lève...et c'est parti pour une deuxième partie intensive de rage et de rock, où revendications et pogos se mélangent, où de vieux titres comme P'tite Pute côtoient le dévastateur Anticommunautaire.


Si la setlist et son concert de plus de 3h30, ont fait chavirer plus d'un fan, une grande partie du zénith d'Amiens a eu du mal avec cette idée d'attendre plus d'une heure avant de retrouver les vieux titres de rock que Saez joue depuis 2010 ou de crier bien haut un Manu dans l'cul libérateur...il faut dire que c'est le risque quand on a un répertoire qui va du titre bien énervé et révolté à la poésie d'un Si l'amour était universel, en passant par les chansons de bistrot...difficile de trouver de quoi satisfaire tout le monde !


Mais c'est là qu'entre en jeu un élément que je trouve admirable, l'adaptation.

Eh oui, parce que Damien Saez, en voyant que son concept de départ n'avait pas vraiment fait l'unanimité et acceptant ces retours de son public, a totalement modifié sa setlist dès sa cinquième date. Un changement radical dans lequel il a fait des concessions, mais surtout dans lequel il a su mettre tout le monde d'accord. En transformant son concert, il a changé sa ligne de conduite, pour la rendre encore plus frappante et éloquente auprès de son public.


Une entrée sur scène avec Arizona Baby, ce morceau devenu symbolique pour tous les Saeziens - comme se sont nommés les fans de Saez - puis toujours cette première partie intimiste où il commence fort avec Venise, une chanson exceptionnelle qui rend l'amour simplement magnifique, et où Ana Moreau l'accompagne de sa voix enchanteresse. Mais au lieu de dérouler nouveautés sur nouveautés, c'est un classique Jeunesse lève-toi bien placé qui débarque après Mon Influenceuse, cette nouvelle chanson qui évoque la folie des réseaux…


Alternant nouveaux titres et classiques de son répertoire, Damien Saez enchaîne les morceaux pendant un peu moins de deux heures...avant que le drap tombe dans une scénographie puissante sur l'instrumental de Si l'amour était universel. Et là, c'est un instant de grâce où toute la foule applaudit, ravie de découvrir enfin ces musiciens qui les font vibrer et l'ensemble de la scène.

Déjà deux heures se sont écoulées...et la soirée est loin d'être terminée !

Ou juste pour environ 600 personnes qui ont le luxe de suivre le concert de chez eux. En effet, pendant toute la tournée, sur l'Instagram de Damien Saez, la première partie du concert était retransmise en direct pour tous ceux qui ne pouvaient être là, captant en image et avec une qualité audio qui ne faisait qu'accroître, les plus beaux passages de cette partie lourde d'émotions. Une acrobatie qui a ravi les fans qui ne pouvaient se rendre en concert et qui était signée Tioum, travailleur de l'ombre, et Théo Cholbi.


Mais pour ceux qui étaient bien présents, c'est après une sortie de scène d'une dizaine de minutes, que l'artiste revient avec un regain d'énergie et que la température dans les salles monte d'un cran. Ça y est, tout le monde le sent, il est temps de se lâcher, de reprendre les classiques rock et révoltés de Saez, de lever son poing et de chanter tout l'injuste de ce monde en communion avec ces milliers de personnes rassemblées.


"Te laisse pas faire ma belle, crochet du gauche, droite uppercut..." (Barbie, nouveau titre de Saez). Il suffit d'une phrase et les hostilités sont ouvertes. Pendant près de deux heures, c'est une liesse difficile à décrire qui s'empare des salles de spectacle, c'est une rage qui brûle et qui éclate dans un défouloir unique, c'est des "frangins des pogos" qui se mélangent et qui partagent cette soirée comme si demain n'existait pas, c'est des idéaux chantés, c'est la clameur d'un Rue d'la soif endiablé.


Et puis, parce qu'il faut bien que la tension retombe, les musiciens se retirent...et Damien Saez revient avec sa guitare et livre, comme un cadeau, des vieux titres de son répertoire que le temps n'a pas usé et qui continuent d'émouvoir son public. Qu'il l'emmène à Châtillon-sur-Seine ou "derrière lui en amazone sur son tricycle jaune", cette troisième partie du concert sonne à la fois comme un au revoir et comme un "je vous aime" glissé à l'oreille de ceux qui viennent de passer 4 heures d'un voyage intense. Finalement, parce qu'ils sont essentiels à ce voyage, les musiciens reviennent sur scène pour un au revoir grandiose sur le titre qui est devenu un hymne; J'Veux qu'on Baise sur ma Tombe et les grands soirs, le puissant, Tu y crois.


C'est de la puissance d'Apocalypse Tour, justement, dont je voulais parler en écrivant cet article...mais aussi surtout de ce qui a été transmis sur ces différentes scènes de France et de Suisse durant ces rendez-vous à rallonge. Parce que oui, il y a eu de vrais messages transmis et des valeurs partagées par Damien Saez, comme je l'ai rarement vu ailleurs (excepté peut-être les discours percutants de Frah, le chanteur de ShakaPonk, lorsqu'il s'adressait à son public).


Si Damien Saez a beaucoup été critiqué pour ses prises de position très appuyées et fortes, il a aussi souvent été taxé de macho, misogyne ou même homophobe. Eh bien, pour l'avoir vu de mes yeux, cet Apocalypse Tour n'est clairement pas celui d'un tel personnage.

Dès le quatrième morceau, le Mauriennais d'origine, déclame Fleur Iranienne, un texte qui sublime un amour, des plus sincères et des plus bouleversants, condamné par un régime autoritaire, et durant lequel passe en boucle sur le rideau derrière lui, la vidéo de Ahou Daryaei, cette jeune iranienne qui avait déambulé en sous-vêtement sur le campus universitaire de Téhéran en signe de protestation contre la condition des femmes dans son pays, comme un sursaut de liberté. Un moment solennel où la puissance des mots imbibe le public. Pour ajouter de l'émotion à ce passage déjà si vibrant c'est Ana Moreau, la chanteuse Tourangelles qui accompagne Damien Saez sur scène depuis 2023, qui joint sa voix au poète, ne laissant personne indemne.


Et si le message n'était pas assez clair, l'auteur-compositeur-interprète enchaîne avec une chanson des plus éloquentes, Féministe I, dans laquelle on peut retrouver cette phrase coup de poing, "Parce qu'une étoile c'est féminin puis parce qu'un viol c'est masculin [...] J'suis féministe !".


Il m'a rarement été donné de voir un artiste qui défend si profondément les droits des femmes en 2025, quoiqu'en pensent certains ! Quand j'ai entendu ses paroles, que j'ai vu cette scénographie qui illustre le symbole féminin en lumières, la jeune femme de 17 ans que je suis, a été touchée, profondement...et finalement ces mots dépassent ma position, ces mots parlent de toutes ces femmes oubliées, opprimées qui n'ont pas le droit d'exister par elles-mêmes...comme Damien Saez le rappelle, toujours dans Féministe I, "Pour l'Afghane dans sa cour d'école, pour l'Iranienne qui boit d'l'alcool, pour la Polonaise oubliée, pour celle qui n'a plus le droit d'avorter..."



Et pendant cette tournée, il y a eu ce drame qui s'est déroulé à Lille, l'histoire de Chloé, cette femme de 19 ans qui s'est fait poignarder de 7 coups de couteau dans le hall de son immeuble alors qu'elle venait de laisser entrer un type qui lui avait dit avoir oublié ses clés...cette femme, il se trouve que c'est la nièce d'Aurélien, un gars de l'équipe technique de Saez. Alors forcément, cette histoire atroce l'a touché...et il en a écrit un discours saisissant sur le droit des femmes et l'état de notre société vis à vis de ce sujet. Je vous partage ci-dessous un extrait de ce qu'il a déclamé à l'Accor Arena à Paris, en hommage à Chloé mais aussi à toutes celles qui ont été victimes d'être simplement femme.

"Le jour où le viol, le féminicide tout comme l'homicide prendront plus d'années de prison qu'un braquage avec un pistolet en plastique, ce jour-là nous pourrons commencer à estimer que nous devenons un peu civilisés. [...]" - Damien Saez

Parce que c'est aussi ça Damien Saez, et c'est peut-être ce qui peut déplaire à beaucoup de monde, un engagement constant, toujours un poing levé pour ce qui lui semble juste, pour l'humain, pour ses "frangins et ses frangines", comme il dit. Il ne ménage pas souvent ses auditeurs, il n'a aucun filtre, ni aucune peur ou gène d'exprimer ses pensées et il le fait de façon aléatoire, soit en poésie, soit en salves libératrices, mais toujours avec une réflexion dans chacun de ses mots. Avec Damien Saez, il y a plusieurs degrés de lecture, d'écoute et de compréhension. Mais il ne se fixe pas de limite dans ses propos et n'hésite pas à dénoncer toute la société, se comptant aussi dans le tas, enfonçant ainsi pas mal de barrières.


Sur son dernier album, il y a notamment cette chanson, Anticommunautaire, dans laquelle il balance toutes les sortes de communauté, où tout le monde en prend pour son grade, dans laquelle il faut chercher différents angles de lecture pour comprendre le sens profond du texte. De prime abord, même certains fans ont pu être heurtés à l'écoute de cette chanson, que certains n'ont pas compris...ou mal interprétées. J'ai ensuite vu passer plusieurs articles sur le sujet...et j'ai eu envie d'en parler, parce que je crois que c'est important.

C'est un procédé pour l'artiste d'utiliser cette subtilité dans la provocation, comme un trait de malice qui fait partie de sa marque de fabrique. Dans son art, Damien Saez est un fervent utilisateur des figures de style et particulièrement de la métaphore, mais aussi de l'antiphrase. Par le passé, il a sorti ce titre, Burqa, qui avait aussi dérangé par son refrain "moi j'dis les moches en burqa et puis les bonnes en bikini"...alors que le sens de la chanson se trouve finalement dans cette clé qu'il offre en fin de morceau "moi j'dis les bonnes en burqa et puis les moches en bikini".

C'est souvent avec Damien Saez que l'on trouve ces "jeux de pistes" au travers des mots, pour finalement passer des messages qui sont parfois très différents de ce que l'on pourrait penser à la première écoute.

Alors, une grille de lecture de cette chanson, Anticommunautaire, ne pourrait pas être, vivez votre vie sans vous enfoncer dans des cases, sans vous laisser mettre dans des cases par le dictat de la société ?


N'oublions pas aussi que Damien Saez, c'est l'auteur de cette hymne de 2002, Fils de France. Alors aujourd'hui, en 2025, dans un monde qui flirte de plus en plus avec le fascisme, il était évident qu'il n'allait pas rester de marbre...et en effet, il a écrit Le Requin, un texte qui exprime bien la fourberie et la dangerosité du fascisme, un mot qui fait peur mais qui pourtant se glisse doucement dans nos quotidiens, de façon insidieuse.

D'ailleurs, petite parenthèse pour vous conseiller le très important Résister, essai de Salomé Saqué qui décrit explicitement et de façon très documentée ce phénomène.


C'est aussi cela un concert de Saez, avec l'espoir d'un Jeunesse lève-toi, la lassitude d'un Pilule, la désillusion cruelle d'un P'tite Pute - un titre datant de 2018, ressorti sur cet Apocalypse Tour. Un concert de Damien Saez, finalement c'est un peu comme l'incarnation de cette phrase de Fils de France justement, "Il y a ces drapeaux qui flottent et nos hymnes dessus".


Je ne peux pas terminer ce papier sans parler de deux sujets que je n'ai que trop rapidement évoqués. Tant pis si cet article est long, c'est pas le style de Lolatypique de traiter les sujets à moitié.

En effet, il est important de mettre en lumière ces personnes qui ont fait cette tournée. Il n'y avait pas que Damien Saez, non, l'ours s'est ramené avec toute sa petite famille !

On a rapidement évoqué Ana Moreau, cette femme talentueuse à la voix de sirène qui a enivré les salles de concert et qui sort progressivement de l'ombre depuis la sortie de sa boîte à musique, comme elle l'appelle, "J'ai rêvé hier soir", son premier album qui nous plonge dans son univers à la fois nostalgique, mélancolique et poétique...mais il est aussi temps de parler des autres personnes qui se trouvaient sur scène pendant 21 dates aux quatre coins de la France (et en Suisse).

Johann Riche, un accro-hédoniste, comme il se décrit, d'exception, originaire des Vosges, qui donne vie à la musique avec son accordéon d'une manière si intense et unique qu'il retourne complétement les personnes qui le regardent et l'écoutent. D'ailleurs, si vous suivez Lolatypique, vous avez peut-être déjà vu passer son interview portrait ?

Alice Botté, guitariste passionné devenu une petite star des concerts de Saez, après avoir fait son bout de chemin, en solo ou avec d'autres noms imposants de la scène française (Thiéfaine, Higelin...). Sur cet Apocalypse Tour il a même poussé la chansonnette sur plusieurs nouveaux titres comme Barbie et Le Requin !

Franck Phan alias Franckie, la référence, celui que tout le monde connait dans le public de Saez, qui est là depuis Jeune et Con et qui continue d'accompagner chaque tournée du "chanteur démodé" avec toujours autant d'énergie.

Fred Scamps, qui enflamme la scène avec ses claviers.

Daniel Jamet, qui a joué avec les meilleurs (Mano Negra entre autres) et qui a régalé les fans aves ses solos épatants dès que Saez lui lançait cette fameuse phrase "Allez Danny, balance le blues" à la fin de ses concerts.

James Eller, aka l'incarnation de toutes les basses de Damien Saez depuis plus de 20 ans, cet anglo-saxons pourtant très discret mais devenu un pilier des saeziens.

Geoff Dugmore, batteur complétement consumé par la musique qui fait pulser le sang dans les artères du public et qui fait délirer par son énergie et sa façon d'être littéralement ce qu'il joue.

Romain Leloup, peut-être bien le plus discret de tous et le plus jeune ça c'est sûr, venant sublimer de son piano certaines douces mélodies jouées lors de ces 4 heures d'exceptions...

Et puis comment ne pas parler de Théo Cholbi ? Bon, pour ceux qui suivent Lolatypique depuis quelques temps, ce nom doit vous paraître familier, car il en déjà été question ici que ce soit pour son métier d'acteur ou pour son projet musical SÜEÜR. Mais Théo, c'est aussi le petit frère de Damien Saez et il a en commun avec lui la chanson Miami, sortie en 2013 et sur laquelle on peut l'entendre faire des bruitages...eh bien sur cette tournée Apocalypse, Miami a refait surface dans la setlist de Saez et avec un invité de marque, vous l'aurez compris. Tous les soirs pendant la tournée, c'étaient quelques minutes entre deux frangins aux styles différents mais complémentaires, avec un Théo Cholbi de plus en plus animal, à sa ceinture un drapeau rouge et noir estampillé d'un Fils de France, jusqu'à ce qu'il finisse par se laisser porter par la foule dans un slam improvisé sur les deux dernières dates.

Puis, tous les travailleurs de l'ombre, Marcus, Aurélien, Tioum, Christophe, Hugo, Manu et celui qui est devenu une vraie star auprès des saeziens, JC, l'ingénieur du son, pour qui les fans ont même réalisé des t-shirts !


Mais ce que j'ai pu constater de plus marquant durant ce que j'ai vu de cet Apocalypse Tour, et ça transpire de mes mots depuis le début de cet article, mais il faut le dire franchement, je crois que c'était le public. Dans ces concerts, j'ai vu des enfants lever leurs poings en criant "J'suis féministe", j'ai vu des inconnus s'émouvoir des mêmes paroles, j'ai vu des quantités des bières renversées, emportées par l'euphorie de pogos endiablés, j'ai vu des marées d'humains bras levés, chantant leurs idéaux, j'ai vu les touchants et mythiques, Greg et Ambre, qui ont fait toute la tournée pour finir à Genève, "les yeux en marée hautes", j'ai vu des yeux qui brillent dans le noir, des bougies s'allumer en hommage à Lindsay, j'ai vu des fosses s'asseoir en hommage aux victimes du Bataclan...en fait, dans ces concerts, j'ai vu une petite part d'humanité qui vibre de rouge et de noir, qui a le cœur poésie et surtout, qui garde toujours le poing levé.


Commentaires


Lolatypique.

© 2023 par Lolatypique. Créé avec Wix.com

bottom of page