"On n'est rien que des liens" - la révolution de l'amour et de la joie par Zaz
- Lola Denisan
- 6 avr.
- 3 min de lecture
J'ai toujours eu une fascination pour le concept de concert.
Un lieu où des centaines de personnes se retrouvent ensemble pour une ou deux heures de musique, de vie, de vibration à l'unisson. Des entités différentes qui n'en font qu'une seule le temps d'une soirée.
Un pouvoir magique d'union, unique aux concerts et à la musique.
La musique est un moyen de se divertir, de ressentir, de nous connecter à nous, à nos émotions, à nos vécus. Un moyen de s'évader, de respirer, de chanter, de crier ces textes qui nous transpercent, de danser au son des notes qui résonnent. C'est pour toutes ces raisons et bien d'autres encore que la musique peut aussi être un puissant levier d'action.
Et ça, Zaz l'a très bien compris.
Dans un monde de plus en plus sombre, elle, elle cultive la joie, l'espoir, le rire, l'amour au travers de ses chansons, de son énergie.
Et ça fait un bien fou.
Evidemment quand on dit "Zaz", on pense "Je veux", rythmes enjoués, et grands sourires. Cela fait 16 ans qu'elle tourne sur les routes du monde entier avec son enthousiasme et sa joie de vie inégalable. Partout, elle rassemble au-delà des langues, des frontières et des histoires. Elle est une vraie créatrice de ponts d'amour et de bienveillance entre humains.
Cette identité lumineuse est revendiquée plus que jamais avec ce nouvel album, "Sains et saufs", ré-édité le 27 mars dernier, et cette nouvelle tournée.
Premier titre "Je pardonne", et déjà le ton est donné.
Emotion, authenticité, courage...
Entre ses chansons, elle parle devant sa go-pro dont l'image est projetée sur un écran en fond de scène, et raconte son besoin de faire de son sourire et de sa voix un levier d'action. C'est exactement ce qu'exprime "Mon sourire", cette chanson qui explique son choix de partager son amour et sa joie de vivre pour créer l'espoir.
Et parce que sourire n'empêche absolument pas d'avoir des failles, ni des valeurs profondes, la voilà sur sa tournée des zéniths à chanter des chansons comme Camarade, Les otages aussi ont besoin d'amour, La flamme diffusant le plus largement possible ces messages qui lui sont chers.
D'ailleurs, dans le hall d'entrée du zénith, on retrouve un stand de la Maison des Femmes de Nancy, que l'artiste a choisi de mettre en avant. Parce que oui, Zaz a décidé de permettre à différentes associations engagées pour la protection des femmes de tenir un stand avant et après ses concerts, juste à côté de son propre merch, pour offrir de la visibilité à ces héros du quotidien, comme elle les nomme, et sensibiliser son public. Et ce choix résonne particulièrement avec cette chanson "La flamme" et ce refrain "N'oublie pas que c'est toi la femme, et qu'elle brille en toi la flamme". Un bel exemple d'alignement.
A Nancy, dans la salle du zénith, il y avait de toutes les générations - sauf peut-être la mienne, notre chère Gen Z - de tous horizons, des personnes venues juste passer une belle soirée, d'autres chanter et danser sur des tubes comme "On ira" et "Je veux".
Au final, tout le monde repart avec cette petite graine plantée: "on n'est rien que des liens"... qui ont le pouvoir de choisir d'aimer plutôt que de haïr, de sourire plutôt que de détruire.
Alors cette résistance de l'amour, reconnexion à la joie d'être humain tout simplement, elle fait du bien et elle est nécessaire.
Merci Zaz et toute l'équipe derrière ses chansons et cette tournée pour cette dose d'humanité, d'harmonie, de joie et d'amour.
J'ai toujours eu une fascination pour le concept de concert.
Un lieu où des centaines de personnes se retrouvent ensemble pour une ou deux heures de musique, de vie, de vibration à l'unisson. Des entités différentes qui n'en font qu'une seule le temps d'une soirée.
Un pouvoir magique d'union, unique aux concerts et à la musique.
Mais je ne crois jamais m'être pris l'ampleur de ce pouvoir en pleine face d'une manière aussi puissante et émouvante que ce jeudi soir à Nancy.
Je revois ce couple de "petits vieux" si touchants qui se sont mit à valser comme si le monde n'existait plus. Je pense à ces moments d'introspection qui ponctuent la soirée, durant lesquels Zaz se dévoile en toute humilité.
Je revois ces différentes générations qui s'unissent pour chanter ensemble
"Ah qu'elle est belle notre chance, aux mille couleurs de l'être humain, mélangées de nos différences, à la croisée des destins..."









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